Mais bon sang, quelle sale journée ! Quelle putain de foutue journée !
J'étais tranquillement installé à mes fourneaux, aux aurores comme chaque matin (je suis ponctuel moi, pas comme cet incapable de commis qui se fait appeler Camille), lorsque Lilibeth est venue me chercher. Elle était toute paniquée, et m'a bafouillé que Klaus nous convoquait tous en chambre 26.
Ah bon d'accord : faut que j'laisse de côté mes célèbres flageolets (qui vont encore attacher...) pour monter jusqu'au second ??? C'est bien pour toi que je le fais Klaus, me dis-je en m'essuyant rapidement les mains au tablier.
Je suis arrivé le premier, bien évidement, car je suis à l'heure moi (Camille ?), et ils ont tous rappliqué un à un au fur et à mesure que Klaus recommençait son histoire : 6 fois de suite que je l'ai entendu, du coup... alors je m'en souviens bien, même si j'avais compris à la première racontaille !
Pour résumer, y a un client qui s'est fait refroidir, à l’Épée, et comme le patron n'a pas le temps de s'en occuper c'est à nous de gérer. Et discrètement, histoire de pas foutre la trouille au reste de la clientèle : tu parles d'une mince affaire !
Donc bon ben on s'y colle : c'est un nain presque cul nu qui s'est fait égorger en retournant dans sa chambre après son bain. Voilà, t'as saisi Sigmund ? Ah pardon, non, tu dors pendant que nous on enquête : tu perds rien pour attendre, vaurien !
Bref, le nain est sans le sou, ce qui est assez rare pour le préciser, mais possède tout un attirail de matériel de mineur et quelques plans incompréhensibles. Discrétos, je tente de vérifier si son fantôme est encore dans la pièce : si je veux pouvoir le faire et garder ma tête j'ai intérêt à le faire avant l'arrivée du Guet, mais du coup les autres me regardent avec des yeux ronds... j'ai l'habitude... du coup je file terminer de préparer le petit dèj.
Tanorivel est allé chercher son tonton guet, mais en fait c'est carrément Godefroy le prévôt qui rapplique : on a échappé à la troupe d'elfe, c'est déjà ça. J'insiste pour les faire entrer discrétos par la cuisine après avoir prévenu les clients qu'on avait une "inspection sanitaire" du guet et qu'il ne fallait pas s'inquiéter... ça devrait suffire pour ne pas énerver Klaus ! En tout cas, le Guet nous débarrasse du corps et cesse de poser des questions gênantes dès qu'on leur dit qu'on va s'occuper de l'enquête : ça c'est du deal !
Entre 2 bafouillements, Lilibeth finit par nous expliquer que c'est Marinette qui s'est occupé du client, mais la bougre a disparue. Pendant ce temps, Morrigan fait le tour des nains du 2ème étage, et apprend que le mort se faisait appeler Baldir même s'il s'appelait en fait Dotnek : louche ? Aussi louche que le fait qu'il couchait avec une naine mariée, également cliente de l’Épée ! ça, on l'a appris quand j'ai emmené son bavard de mari sélectionner des champignons au marché... ma plus longue virée...
Rosa fait sa part du boulot aussi dans cette enquête, et même Sigmund : ils vont interroger ces soûlards de la Vieille Garde pour leur tirer les vers du nez. Et ça marche : notre mort de nain aurait été vu en compagnie de 2 individus louches, dont l'un a le teint pâle et l'autre serait une femme avec un grain de beauté... L'enquête n'avance pas à pas de géants, mais à pas de nains, mais elle avance, c'est déjà ça !
Par contre, côté Marinette, ça pue l'histoire de cul : on a retrouvé un mot dans sa chambre, qui nous a mené chez Thérèze l’apothicaire, qui lui aurait vendu un truc d'impuissance... passionnant !
Bon, j'vous laisse, y a Sigmund qui nous appelle car il aurait un souci avec une femme (qu'est-ce qu'il a encore fait) !
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